Art Livres et Evénements Une lueur de printemps chez Symrise

Une lueur de printemps chez Symrise

05/03/17 10:54:39 (Un commentaire)

de: Sophie Normand

Le muguet du joli mois de mai

                                                                                          Le muguet du joli mois de mai 

 

La maison de composition Symrise vient de lancer une nouvelle molécule brevetée, Lilllybelle, à l’odeur de muguet. Le parfum des petites clochettes blanches se dévoile ici tout en transparence, assez vert, mais puissant en termes de sillage. Un muguet assez peu indolé, aux notes florales fraîches et aériennes.

                                                                              Extrait du dossier de presse Symrise 

 

Une nouvelle note de synthèse qui se plie aux exigences écologiques de notre époque, tout en renouvelant la palette du parfumeur.

Depuis plusieurs années, les maisons de composition ont intégré  au coeur de leurs problématiques une logique de sourcing responsable et de développement durable dans leur système de production de matières premières naturelles et synthétiques. A l’image de Symrise, qui a vraiment fait de cette démarche écologique sa priorité.

Cette nouvelle molécule est issue de la chimie verte, par opposition à la chimie du pétrole, notamment grâce au recyclage de la D-limonène, à partir de déchets de l’industrie des jus de fruit. Le procédé de fabrication respecte en outre les 12 principes de la chimie verte. Un ingrédient de synthèse qui est, pour bien faire les choses,  biodégradable.

 

Par ailleurs, cette innovation ne se prête pas seulement aux enjeux écologiques actuels de notre planète. Elle permet également d’offrir aux parfumeurs de nouveaux outils pour jouer des notes florales fraîches dans les compositions. En effet, les caprices de la nature veulent que le muguet soit une fleur muette (à l’image du lys ou de la violette par exemple), c’est à dire qu’on ne peut pas capturer son odeur par les techniques classiques (distillation, extraction…). On doit donc reproduire son odeur en jouant du jasmin mais aussi de notes de synthèse type Lyral ou Lillial, molécules dont l’usage est aujourd’hui restreint par des limitations légales (IFRA, normes européennes). Lillybelle permet ainsi aux parfumeurs de renouer avec le muguet et autres effets floraux frais tout en respectant les normes en vigueur.

Et puisque que les nouvelles molécules, à l’image de l’hédione, des aldéhydes ou du maltol, renouvellent sans cesse la création et les genres en parfumerie, gageons qu’à l’avenir ce type d’accords (muguet, lilas et jasmin frais), déja très présents dans nos parfums, le seront d’autant plus…

 

 

 

Sophie Normand, 
Editrice, rédactrice & Traductrice

C’est parce que j’étais fascinée par les parfums depuis l’enfance que mon métier de rédactrice m’a menée vers un blog où j’évoquerais ma passion pour cet univers riche en émotions... J'ai par la suite prêté ma plume au site de Cinquième Sens, l’Olfathèque. Expérience qui m’a permis de bénéficier du Cursus Matières Premières et Formulation afin d’y approfondir mes connaissances olfactives, d’acquérir des notions d'évaluation. Depuis je suis devenue rédactrice et formatrice parfum free-lance.



Précédent Art Livres et Evénements Suivant


Advertisement

StellaDiverFlynn
StellaDiverFlynn

Les molécules synthétiques issues de la chimie verte et les matières premières naturelles provenant des récoltes durables, c'est une bonheur de voir l'industrie de la parfumerie élargir la palette olfactive tout en faisant les efforts nécessaires pour une exploitation responsable.

May
04
2017

Ajouter votre critique

Devenez un membre de la communauté en ligne et ecrivez vos propres critiques.

Advertisement

Marques populaires: